FUSARIUM 63

App mobile de quête & mystère pour adultes — Dordogne

Pitch deck minimal — 3 écrans clés + moodboard · 07/08/2026

Pourquoi ce nom. Fusarium est le champignon bien réel qui a contribué à la fermeture de Lascaux au public ; 1963 est l'année de son scellement définitif. Le jeu n'invente aucun faux secret : il transforme cette date vraie en mystère fondateur d'une fiction assumée. Chaque contenu du jeu distingue visuellement et textuellement le fait attesté de la légende ajoutée (sceau de cire rouge « légende non vérifiée » sur les pièces apocryphes).


Écran 1 — Accueil : la carte qui respire

Plein écran : une carte ancienne de la Dordogne rendue en aquarelle sombre sur papier chiffon, animée en parallaxe lente — brume qui glisse sur la Vézère, tremblement d'encre à peine perceptible. Les vallées débloquées luisent d'un liseré ocre ; les dossiers non ouverts restent des cachets de cire en relief, intacts. Lascaux n'est jamais géolocalisée : elle apparaît comme une zone hachurée interdite, le mystère fondateur du jeu. Passé 22 h, la carte bascule en nocturne et un œil de Lébérou s'ouvre brièvement dans les bois. Un seul bouton, gravé dans la pierre du bas d'écran : « Reprendre la veille ».

Intention UX : zéro menu, zéro HUD touristique. On ouvre l'app comme on ouvre un dossier confidentiel.


Écran 2 — Quête : la pièce et l'Archiviste

Prototype jouable : prototype.html — un seul fichier HTML/CSS/JS, sans framework, sans serveur, mobile-first.

Split vertical :

Démo incluse dans le prototype : le Dossier IV (Domme, Porte des Tours) — 3 pièces commutables (2 attestées, 1 apocryphe), dialogue à embranchements, jauge Lébérou réactive, teasing du contenu nocturne.


Écran 3 — Le Tarot du Périgord : 26 lames

Le Journal du Veilleur s'ouvre sur un carnet à plat. À droite : le Tarot du Périgord, 26 lames collectionnables gravées façon ex-libris — une par site résolu. Dos strictement uniforme (motif de spirale pariétale ocre sur noir manganèse) ; les faces se révèlent progressivement : une lame non gagnée n'est qu'une silhouette en creux dans le papier, comme un gaufrage. Retourner une lame fraîchement forgée déclenche un retour haptique sourd et une animation d'encre qui sèche. Les lames se combinent pour déverrouiller les dossiers apocryphes — et ouvrent la porte à un deck physique en partenariat avec les éditeurs de jeux locaux (Circino, Lo Castel del Perigord).


Moodboard (description visuelle)

Palette — les pigments de la paroi. Toute la charte descend des pigments pariétaux réels : noir de manganèse (#16120e) comme fond dominant, profond et mat, jamais un noir numérique pur ; ocre (#b5702e) et ocre rouge (#9c4a24) pour tout ce qui est actif, débloqué, vivant ; blanc calcite (#e8ddc8) pour le texte, cassé comme une paroi calcaire, jamais blanc pur ; rouge cire (#8f1f1a) réservé exclusivement au registre de l'apocryphe et de l'alerte — le sceau brisé, le bandeau « légende non vérifiée », la marque du Lébérou. Cette exclusivité chromatique est une règle dure : voir du rouge cire, c'est savoir immédiatement qu'on quitte le terrain du fait attesté.

Typographie — la lapidaire et la machine. Trois voix typographiques hiérarchisées : une romaine gravée (esprit inscription lapidaire, empattements nets, lettres espacées en capitales) pour les titres de dossiers et les seuils narratifs ; une linéale contemporaine très lisible pour l'interface pure (boutons, navigation, réglages) ; une machine à écrire à chasse fixe pour tout ce qui est document et parole de l'Archiviste — le corps des pièces scannées et les bulles du fil. La hiérarchie se lit sans couleur : gravé = le jeu vous parle solennellement, linéale = l'app vous sert, machine = vous êtes dans le dossier.

Iconographie — le relevé d'archéologue. Aucune photo touristique, aucune illustration léchée : tout passe par le filtre du document d'archive. Icônes et ornements au trait fin unique, comme des relevés au frottis — croix pattées, silhouettes de mégacéros, blasons simplifiés, spirales. Les cartes sont des gravures (fonds IGN/OSM retravaillés), les sceaux de la cire en relief, les textures du papier chiffon et de la pierre calcaire. Le grain photographique est omniprésent mais discret (bruit fractal à ~7 % d'opacité) : l'écran doit sembler avoir été scanné, pas rendu.

Animation & micro-interactions — l'encre, la braise, la nuit. Les animations sont lentes et matérielles, jamais « app mobile » : texte qui s'écrit lettre à lettre avec les hésitations d'une frappe humaine, encre qui sèche (léger flou → net) à l'apparition des pièces, sceaux qui fondent puis se rompent avec haptique sourde en fin de dossier, braises et grain de charbon animés sur les Veillées. La carte d'accueil respire (parallaxe + brume à cycle long). Le basculement nocturne 22 h–6 h n'est pas un simple dark mode : le contraste chute, l'ocre vire au rougeoyant, certains traits des relevés deviennent lisibles — la nuit est une mécanique, pas un thème.


Fiche technique du prototype

Fichier livrables/prototype.html
Stack HTML/CSS/JS pur, un seul fichier, zéro dépendance, zéro requête réseau
Textures Bruit fractal SVG inline (data-URI), dégradés CSS — aucune image externe
Cible Mobile-first (440 px max), 100dvh, safe-areas iOS, jouable en local (double-clic)
Honnêteté Pièces attestées vs apocryphes distinguées par cote, sceau rouge et texte explicite

Export PDF : pandoc fusarium63-pitch.md -o fusarium63-pitch.pdf (si pandoc installé).